LES DANGERS DU NEW ÂGE ET DES FORCES OCCULTES.

 

Après l’échec retentissant des religions à fédérer, l’humanité semble plus que jamais en quête de spiritualité.

Pendant des siècles, l’Eglise a combattu à tort, la tradition initiatique. Ces enseignements de sagesse étaient scrupuleusement gardés afin qu’ils ne servent pas de sombres ambitions.
Les siddhis ou pouvoirs magiques ont de tout temps fasciné l’homme ordinaire, lui faisant miroiter des intérêts personnels, aiguisant son appétit, avide et vaniteux. L’argent, la reconnaissance, la gloire, l’admiration… autant d’éléments venant gonfler l’ego.

De nos jours, avec les réseaux sociaux, cet appel s’est démocratisé pour devenir difficilement canalisable et plus sauvage que jamais.

Lassés des contingences matérielles, nombreuses sont celles et ceux à se lancer à la découverte d’un ou plusieurs domaines qui leur sont pourtant pour l’essentiel inconnus.

On a lu un livre, vu une vidéo, partagé une discussion, qui a piqué notre curiosité. On se lance alors souvent directement dans le bain : tirage de cartes, pendule, guidance, pratique de soins énergétiques….

Toutes ces pratiques sont présentées sur les réseaux comme simples, faciles et rapidement accessibles, à l’image de notre société de consommation.

Pourtant, bâtir une maison sur de mauvaises fondations est toujours une mauvaise idée.

Les arts occultes demandent de la révérence, du sérieux, de la prudence… il faut du temps pour les apprivoiser.

Il est question d’instruction, d’érudition, et des précautions, qui en découlent naturellement.

Car une fois un outil, une méthode assimilée, quel sera le résultat ?

En cuisine, la qualité d’un plat dépendra des ingrédients, mais aussi et surtout du cuisinier et de ses dispositions. Il en est de même avec le praticien d’un art subtil.

Ce qui est regrettable actuellement avec le New Âge, c’est que toutes les précautions de mise, les préparations nécessaires, sont ignorées, de sorte que la pratique précoce risque de faire plus de mal que de bien.

Car en effet, les anciens enseignaient l’importance de se connaître soi-même, ce qui selon Pythagore, en parfait initié, était ce qu’il y’avait de plus difficile et laborieux.

Travailler sur soi, raboter son ego, gommer ses défauts, développer les qualités et vertus, était un travail préalable indispensable avant de se lancer dans l’occulte.

Car autrement, les entités peu scrupuleuses du bas astral auront tôt fait de retourner cet enthousiasme maladroit contre le candidat.
Et d’instrumentaliser à son insu cette quête de pouvoir, motivée par des raisons préjudiciables.

Est-ce l’ego et son chapelet d’intérêts personnels qui motivent cette démarche ? Ou l’âme désintéressée ?

Peut-être même un peu des deux, puisque nous sommes les deux.

Alors si je peux donner un conseil simple, veiller scrupuleusement à bien développer ces qualités qui sauront vous protéger d’infestations indésirables :
La bonté, la patience, la persévérance, l’altruisme, la lucidité et le discernement, l’esprit critique et la prudence.

Car autrement il se pourrait bien que vous vous retrouviez à servir une cause qui vous dépasse, et à faire plus de mal que de bien.